Etcheal

Publié le par stocky

Si l’architecture de « l’Etchea » (la Maison Basque) varie bien évidemment en fonction de sa situation géographique ( zone urbaine, côtière, ou montagneuse, etc) et de l’activité de ses occupants (agriculture, artisanat, pêche, négoce,  etc)  elle est le symbole de la spécificité et de la permanence de la culture basque,  car c’est le lieu de vie de la famille basque  traditionnelle. Il est fréquent d’entendre dire que l’Etchea « n’appartient pas » à tel ou tel membre de telle ou telle de la famille, mais que ce sont les différentes générations d’occupants qui « appartiennent à l’Etchea ».

 

L’usage d’appeler un individu, non par son nom, mais par celui de l’Etchea qu’il habite, est encore très répandu au Pays Basque, et , dans certaines provinces encore préservées de l’urbanisation forcenée, cet usage peut même s’appliquer des occupants non originaires d’une des sept provinces (affirmation  basée sur une expérience personnelle récente en Basse Navarre…).

 

 

L’Etchea rurale traditionnelle adopte en général le plan suivant (orientation est-ouest) :

·        Au rez de chaussée :

v     le lorio (pièce couverte par l’avancée des étages supérieurs, mais non fermé),

v     l’eskaratz, destiné à l’abri du matériel agricole,

v     la cuisine,

v     l’étable,

 

·        A l’étage :

v     les chambres,

v     le fenil

  • Le grenier

 

Les bâtiments annexes :

v     Bordes ou bergeries, parfois associées à un étage pour le foin ,

v     Ardi Bordak à rez de chaussée uniquement, pour abriter les « pottoks » (chevaux de petite taille spécifiques du Pays Basque)

v     Cayolar de haute montagne, occupés de mai à octobre uniquement.

 

La maison de bourg ou karrika est occupée par les coimmerçants et les artisans, et dont l’exemple le plus typique est celui des maisons aux toits avancés d’Ainhoa ou de Labastide Clairenceu

 

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Publié dans Habitat

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