Le Pastoralisme

Publié le par stocky

Pratiqué depuis des siècles, le pastoralisme est indissociable de la vie de la montagne basque.

Comme chaque année en Soule, l’ensemble des propriétaires de parts de « kayolars », ces bergeries rudimentaires construites dans la montagne, se réunissent le dimanche précédent celui des rameaux pour déterminer oralement la date de la montée à l’estive, le nombre de brebis laitières et d’agnelles, le calendrier des tours de garde, et la liste des produits nécessaires aux soins des brebis. Personne ne saurait déroger au cycle du kayolar ainsi établi pour la saison, qui illustre la perpétuation jusqu’ à nos jours des habitudes communautaires de la vie dans la montagne Basque.

 

L’unité de référence pour déterminer la surface à pâturer durant l’estive est le « txotx », soit environ 80 brebis. Un troupeau représente cinq ou txotx et il faut idéalement sept bergers pour 500 brebis.

 

Les brebis laitières montent aux alentours du 1er mai, et le reste du troupeau lorsque tous les pâturages sont complètement déneigés.

La vie dans le kayolar est immuablement réglé sur les jours de la semaine:

  • Le premier jour est consacré à la fabrication du fromage,
  • Le second jour aux travaux annexes à la fabrication du fromage,
  • Les troisièmes et quatrièmes jours à la garde des agneaux,
  • Le cinquième jour à la surveillance des brebis et à leur ramassage en fin de journée,
  • Le sixième jour au rassemblement et à la traite des brebis,
  • Le septième jour est jour de repos.

Mais le cycle de reproduction des brebis est désormais déterminé par les impératifs du marché : les agneaux doivent être vendus à la coopérative avant les fêtes de Noël 

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Publié dans Traditions

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